L'attaque contre la loi de Mémoire démocratique et le droit de vote
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Regard sur l'actualité espagnole - Le blog d'Eloy Martinez Monegal
Los españoles acudirán de nuevo a las urnas el 29 de noviembre
«He decidido disolver las Cortes y convocar elecciones para el 29 de noviembre», anunció ayer por la mañana el presidente del Gobierno español, Pedro Sánchez, durante una intervención televisada en directo. La decisión se esperaba desde el viernes, tras el rechazo por parte de la derecha, la extrema derecha y Junts (derecha nacionalista catalana) de los decretos sobre vivienda presentados por el Gobierno. En apenas quince días, la situación dio un vuelco. Desde el desahucio de Maricarmen, de 87 años, de su vivienda por parte de fondos «buitre», todo se precipitó. Enormes movilizaciones en todo el país ocuparon plazas y calles de las principales ciudades. A la emoción y la indignación les sucedió la determinación de luchar por unas condiciones de vivienda dignas, por una vivienda para todos y contra los fondos especulativos. Este fin de semana continuaron las concentraciones y manifestaciones en más de cincuenta ciudades.El rechazo, el viernes, de estos dos decretos debilitó al Gobierno, que no pudo sino constatar la imposibilidad de concluir la legislatura en buenas condiciones. Ante esta nueva situación, Pedro Sánchez se tomó un fin de semana de reflexión, durante el cual mantuvo numerosas consultas, para finalmente anunciar ayer por la mañana la convocatoria de elecciones anticipadas. Durante su intervención televisada, Pedro Sánchez declaró en particular: «Hace más de tres años, las urnas decidieron apostar de nuevo por una coalición progresista. Hemos tenido que gestionar emergencias inéditas en un contexto internacional muy difícil. Hemos debido enfrentarnos a élites muy poderosas que no se presentan a las elecciones, y a la peor oposición, que bloquea las políticas beneficiosas para el país y las boicotea en las comunidades autónomas donde gobierna». Y añadió: «Para llevar a cabo en profundidad las reformas pendientes que necesitamos, debemos movilizarnos y conseguir que el Parlamento nos otorgue una mayoría mucho más amplia y progresista, gracias a la cual podamos doblegar a las élites, conquistar nuevos avances sociales y seguir transformando España». Desde la derecha, el Partido Popular, a través de Alberto Feijóo, asegura que «ha llegado la hora de reconstruir España y de elegir entre la corrupción y la decencia». Por su parte, el líder de la extrema derecha de Vox, Santiago Abascal, vuelve a poner sobre la mesa el criterio de la «prioridad nacional». Este admirador de Trump saluda «una buena noticia; por fin los españoles van a hablar», aunque advierte de que «Sánchez es capaz de manipular el proceso electoral».La izquierda confía ahora en la dinámica surgida del movimiento social, que podría llevar a una parte del electorado abstencionista de izquierda a acudir a las urnas. Todo dependerá también de la capacidad de las formaciones situadas a la izquierda del PSOE para avanzar rápidamente hacia la unidad. Existe una firme voluntad en este sentido por parte de Sumar (PCE, Izquierda Unida, Más Madrid y Comuns), que próximamente adoptará el nombre de Frente Amplio. Por su parte, Podemos propone a las formaciones de Sumar la celebración de unas primarias los días 14 y 15 de octubre para designar a un líder de la izquierda radical. Una opción que la coalición no parece contemplar, ya que ha avanzado el nombre de Mónica García, ministra de Sanidad y miembro de Más Madrid, como su probable candidata. Iniciar rápidamente la campaña es un imperativo, dado que será corta, intensa y especialmente virulenta por parte de la derecha y la extrema derecha. Eloy Martinez Monegal
« J’ai décidé de dissoudre les Cortès et de convoquer les élections le 29 novembre » a annoncé le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez ce matin au cours d’une allocution en direct à la télévision. La décision était attendue depuis vendredi après le rejet par la droite, l’extrême droite et Junts (droite nationaliste catalane) des décrets sur les logements présentés par le gouvernement. En à peine quinze jours, la situation a basculé. Depuis l'expulsion de Maricarmen âgée de 87 ans de son appartement par des fonds « vautours » tout s'est précipité. D'énormes mobilisations dans tout le pays ont envahi les places et les rues des principales villes, à l’émotion et la colère, a succédé la détermination de lutter pour des conditions de logement digne, pour le logement pour tous, et contre les fonds spéculatifs. Ce week-end rassemblements et manifestations se sont poursuivies dans plus de cinquante villes. Le rejet vendredi, de ces deux décrets a fragilisé le gouvernement qui n'a pu que constater l'impossibilité désormais de terminer la législature dans de bonne conditions. Compte tenu de cette situation nouvelle, Pedro Sanchez s'est donné un week-end de réflexion, au cours duquel il a beaucoup consulté pour aboutir ce matin à l'annonce d'élections anticipées. Lors de son intervention télévisée, Pedro Sanchez a notamment déclaré « il y a plus de trois ans, les urnes décidaient de parier à nouveau pour une coalition progressiste. Il nous a fallu gérer des urgences inédites dans un contexte international très difficile. Nous avons dû nous battre contre des élites très puissantes, qui elles, ne se présentent pas aux élections, contre la pire opposition qui bloque les politiques qui sont bonnes pour le pays et les boycottent dans les régions autonomes où ils sont dans l’exécutif » et de poursuivre « Pour mener en profondeur les réformes en suspens dont nous avons besoin, nous devons nous mobiliser et obtenir que le Parlement nous accorde une majorité bien plus large, progressiste, grâce à laquelle nous pourrons faire plier les élites, conquérir de nouveaux progrès sociaux et continuer à transformer l’Espagne". Du côté de la droite, le Parti Populaire, par la voix de Alberto Feijoo, assure que « l’heure est arrivée de reconstruire l’Espagne et choisir entre la corruption et la décence » et pour l’extrême droite le leader de Vox Santiago Abascal remet sur la table le critère de « priorité nationale » cet admirateur de Trump salue « une bonne nouvelle, enfin les espagnols vont parler, mais prévient-il, Sanchez est capable de manipuler le processus électoral » La gauche compte désormais sur la dynamique issue du mouvement social qui amènerait une frange abstentionniste de gauche à aller voter. Tout dépendra maintenant aussi de la capacité à s'engager rapidement dans l'union pour les formations à gauche du PSOE. Il y a cette volonté forte du côté de Sumar (PCE, Izquierda Unida, Mas Madrid, Communs) qui prochainement prendra le nom de Frente Amplio. Pour sa part, Podemos propose aux formations de Sumar, une primaire les 14 et 15 octobre pour désigner un leader de la gauche radicale. Une option que ne semble pas retenir la coalition, qui a déjà avancé le nom de Monica Garcia la ministre de la Santé, membre de « Mas Madrid » comme sa probable représentante. S’engager rapidement dans la campagne est un impératif, tant elle va être courte, intense et particulièrement virulente de la part de la droite et l’extrême droite. Eloy Martinez Monegal
le chef du gouvernement a consacré son dimanche à peser le pour et le contre sur la convocation d'élections anticipées (photo eldiario.es)
Ce week-end a été consacré à la réflexion du chef du gouvernement sur une possible dissolution des Cortès, le parlement espagnol, et d’une convocation d’élections anticipées. Si tel était le cas l’annonce pourrait être faite dès ce lundi.
Depuis le rejet par la droite, l'extrême droite et Junts (indépendantiste catalans) des décrets pour le droit au logement présentés par le gouvernement aux parlement vendredi, la mobilisation ne cesse de s'amplifier dans tout le pays. Hier des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues dans plus de cinquante villes. Les mots d'ordres réclament souvent d'aller vers une grève générale. Une crise qui interroge également sur la possibilité d'élections anticipées. Le gouvernement étant désormais en minorité au parlement compte tenu de la position de Junts. Ce parti avait permis en 2023 à Pedro Sanchez d'obtenir la majorité en échange d’une promesse d’amnistie.
En cas de dissolution et d'élections anticipées la date du 29 novembre est avancée. Pour l'instant côté exécutif rien ne filtre. Sumar et les communistes ont fait savoir que la législature ne pouvait pas continuer ainsi et ne seraient pas contre des élections anticipées.
La gauche mise sur un bénéfice électoral
suite au rejet des décrets
Au sein du PSOE une majorité se dégage semble-t-il pour des élections anticipées, certains proches de Pedro Sanchez considérant la situation comme une fenêtre d’opportunité à saisir rapidement afin de profiter de la mobilisation populaire autour du droit au logement. La gauche mise sur un bénéfice électoral suite rejet des décrets gouvernementaux en faveur du logement par la droite, l’extrême droite et Junts, d’autant qu’un sondage paru ce dimanche montre que plus de 55% de l’électorat de droite est contre le rejet des décrets gouvernementaux.
Mais, si les partenaires du PSOE au gouvernement Sumar et plus particulièrement le PCE pensent que c’est le moment d’aller aux élections car la législature est pliée du fait de la position de Junts, le manque d’unité à gauche du PSOE risque d’handicaper une dynamique qui pourrait se mettre en place.
Ce qui se passe en Espagne
dans la rue est une vague de fond
Cette gauche de la gauche est en recherche d’un leader qui pourrait emporter l’adhésion notamment de Podemos, le ministre des droits sociaux et de la consommation membre de Sumar Pablo Bustinduy semble faire l’unanimité, seul bémol lui ne le souhaite pas même si il dit qu’il apportera. Rappelons qu’en février dernier la vice-présidente du gouvernement Yolanda Diaz avait annoncé se retirer de sa responsabilité de coordinatrice et leader de Sumar. Pablo Bustinduy fait consensus entre plusieurs partis comme Izquierda Unida, Comuns, Mas Madrid, Sumar et peut-être Podemos qui, essaie toujours de jouer sa carte radicale et de surenchère par rapport au gouvernement.
Si la décision de Pedro Sanchez était de convoquer des élections dès demain nul doute que la gauche dans son ensemble trouverait rapidement le chemin de l’union car ce qui se passe aujourd’hui en Espagne dans la rue n’est pas anodin, il s’agit d’une vague de fond que le gouvernement et l’ensemble des forces de gauche feraient bien de ne pas négliger. Le peuple qui est dans la rue n’entend pas se laisser berner par de vagues promesses. La situation politique nouvellement créée par la mise en minorité du gouvernement par la droite et l’extrême droite devrait logiquement redonner la parole au peuple.
Élections anticipées oui ou non, toutes les options sont à l’étude du côté du chef du gouvernement Pedro Sanchez
Eloy Martinez Monegal
Depuis le rejet par la droite, l'extrême droite et Junts (indépendantiste catalans) des décrets pour le droit au logement présentés par le gouvernement aux parlement vendredi, la mobilisation ne cesse de s'amplifier dans tout le pays. Hier des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues dans plus de cinquante villes. Les mots d'ordres réclament souvent d'aller vers une grève générale. Une crise qui interroge sur la possibilité d'élections anticipées. Le gouvernement étant désormais en minorité au parlement compte tenu de la position de Junts. Ce parti avait permis en 2023 à Pedro Sanchez d'obtenir la majorité.
En cas de dissolution et d'élections anticipées la date du 29 novembre est avancée. Pour l'instant côté exécutif rien ne filtre. Sumar et les communistes ont fait savoir que la législature ne pouvait pas continuer ainsi et ne seraient pas contre des élections anticipées.
Eloy Martinez Monegal
Les Unes de la presse espagnole aujourd'hui
Après plusieurs mois d'interruption "Noticias Ibéricas" reprend ses publications. Actualité politique et sociale, Mémoire historique, Culture... Merci de nous suivre
L’Association pour la récupération de la mémoire historique (ARMH) a déposé une plainte auprès du ministère de la défense pour la façon dont le site web de cette institution raconte l’histoire de l’Alcazar de Toledo, siège actuel du Musée de l’armée

Un mois après la catastrophe climatique qui laisse 230 morts et des dizaines de villes et villages dans la désolation et la détresse, la colère des populations victimes du déluge s’est encore exprimée samedi soir à Valence au cours d’une manifestation qui a rassemblé plus de 100 000 personnes
Un mois après les inondations catastrophiques du 29 octobre, la région de Valence n’en finit pas de panser ses plaies. 230 morts au total dont 222 dans la communauté valencienne et 8 en Castilla la Mancha. Terrible bilan humain de cette catastrophe historique en Espagne.
Au-delà du terrible bilan humain, ce sont des dizaines de villages qui sont dévastés, et malgré une solidarité venue de toute l’Espagne, la lenteur de la mise en œuvre de moyens fait monter une colère qui pointe principalement Carlos Mazon le président (PP) de la région de Valence accusé, déjà, de n’avoir pas réagi le matin du 29 octobre aux alertes émises par l’AEMET (l’organisme météo en Espagne) et d’avoir attendu le soir à 20h11 pour déclencher l’alerte massive sur les téléphones. A cette heure la DANA (dépression isolée en altitude) avait déjà fait son œuvre dévastatrice, porteuse d’un déluge qui a déversé en quelques heures, par endroit, jusqu’à 700 litres d’eau par mètre carré..
Samedi soir, cette colère qui monte en puissance, s’est exprimée par une nouvelle manifestation qui a rassemblé plus de 100 000 personnes. La veille, des rassemblements avaient eu lieu dans les villages sinistrés où des milliers d’habitants ont rendu un émouvant hommage aux victimes décédées en allumant des centaines de bougies.
A Valence, samedi soir, les manifestants ont de nouveau exigé la démission du président de région en scandant « ni oubli ni pardon, Mazon démission » ou encore « vérité, justice et réparation ». Le gouvernement de Pedro Sanchez n’a pas été exempt de critiques, accusé de lenteur dans la mise en place des moyens. Mais ce qui exaspère les citoyens c’est le sentiment que les différents gouvernements central et autonome, se rejettent la faute sur fond de bataille politique. Cependant, le gouvernement de gauche a débloqué en tout une aide de 16 milliards d’euros, en comptant le dernier déblocage de 2,2 milliards d’euros, comprenant des aides pour l’achat de voitures, de matériel scolaire, en tout 60 nouvelles mesures pour permettre aux populations de revenir rapidement à une situation plus vivable autant que faire se peut. Dernière décision du conseil des ministres, sur proposition de Yolanda Diaz vice-présidente du gouvernement (SUMAR), l’adoption d’un décret-loi avec une modification du statut des travailleurs instaurant un congé payé qui permet de ne pas se rendre au travail en cas de catastrophe ou d’alerte climatique. Rappelons que c’est en se rendant à leur travail faute d’alerte émise par l’exécutif régional que des dizaines d’automobilistes ont perdu la vie en se sont retrouvant piégés dans leurs véhicules.
La précédente manifestation avait eu lieu le 9 novembre dernier mais samedi, contrairement à la dernière fois, les habitants des zones les plus touchées ont pu se déplacer jusqu’à Valence pour témoigner de leur colère, ils sont venus avec des banderoles soutenues par les balais qu'ils utilisé pour enlever la boue. Au cours de la manifestation, précisément à 20h11 des milliers de personnes ont fait sonner l’alarme de leurs téléphones, le moment précis où le 29 octobre l’alerte massive était répercuté sur les mobiles, mais malheureusement trop tardivement. Les habitants ont au cours de cette manifestation à nouveau dénoncé la mauvaise prévision et la gestion calamiteuse de l’urgence, mais aussi la lenteur des travaux dans les différentes localités touchées par la DANA.
Au cours des prises de parole, un représentant des dizaines d’organisations ayant appelé à la manifestation, a énuméré les noms des communes affectées et donné le nombre de victimes décédées dans chaque localité. Un manifeste a aussi été lu par une urgentiste du 112, une habitante de Algemesi et par une enseignante en déplorant que « le 29 octobre aux valenciennes et valenciens le ciel leur est tombé sur la tête, non seulement pour les 500 litres d’eau par mètre carré en moyenne, mais aussi parce qu’a commencé alors le pire épisode des ignominies politiques et des tragédies humaines du pays valencien, avec des centaines de victimes et des milliers de personnes affectées… »
Eloy Martinez Monegal
L’après-guerre n’a pas été une période sombre comme nous le dit ce gouvernement, c’était une période de reconstruction, de progrès et de réconciliation pour parvenir à l’unité nationale" Manuel Mariscal (VOX)
Ce matin, au Congrès des députés, lors du débat sur la présidence de la RTVE (télévision publique espagnole), le député d’extrême droite (VOX) Manuel Mariscal a défendu la dictature de Francisco Franco et a affirmé que c’était "une époque de progrès". "L’après-guerre n’a pas été une période sombre comme nous le dit ce gouvernement, c’était une période de reconstruction, de progrès et de réconciliation pour parvenir à l’unité nationale", a-t-il soutenu.
Le Ministre socialiste Oscar Puente lui répond
Après cette apologie du franquisme, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Óscar Puente, a répondu avec un long message, dans lequel il a mentionné ce que plusieurs membres de sa famille ont souffert à cette époque: "à cette étape de 'réconciliation' après la guerre civile, mon grand-père, par exemple, a passé 3 ans en prison, de 1939 à 1942. Il était tabassé chaque semaine et on le douchait nu avec un jet d'eau froide dans la cour de la prison, en plein hiver à Valladolid. Ma grand-mère venait chaque semaine à la prison pour récupérer le linge ensanglanté et en apportait du propre." a t-il écrit notamment dans son message sur X.
Toujours à propos de son grand-père qui a souffert du franquisme, le Ministre Oscar Puente a poursuivi son message en soulignant que "son seul crime a été d’être un homme de gauche, bien qu’il n’ait jamais eu une charge publique, ni s’est consacré à la politique. En sortant de prison, il s'est retrouvé à la rue. Il a perdu son statut de fonctionnaire vivant une vie de misère et de privations. Il est mort en 1968 à l’âge de 57 ans, détruit par les coups qu’il a reçus et avec le corps brisé de toutes parts".
"Il n’y a pas eu de réconciliation après la guerre civile" a rappelé le ministre "ce sont les mêmes, les héritiers politiques et biologiques de ces atrocités qui veulent revenir à ces années si 'glorieuses'", a-t-il souligné.
Oscar Puente a conclu en disant que ces gens avec les idéaux de l’extrême droite : "me feraient la même chose qu’ils ont fait à mon grand-père s'ils le pouvaient. Il suffit d’écouter leurs discours de haine. Ils sont fascistes et n’ont pas la moindre intention de le dissimuler. Ne soyez pas dupe. Le fascisme est la pire chose qui soit arrivée à l’humanité et à l’Espagne...."
Le délai d’attente pour demander l’asile est réduit de trois à deux ans et les migrants pourront travailler comme salariés ou indépendants s’ils justifient une des cinq formules d’enracinement
La Ministre Elma Saiz lors de la conférence de presse présentant la nouvelle règlementation sur l'immigration (Europa Press)
Le gouvernement a approuvé ce mardi un mécanisme appelé d’enracinement élargi, qui permettra à 300.000 migrants chaque année, jusqu’en 2027, d’obtenir un permis de séjour espagnol. Le délai d’attente pour demander l’asile est réduit de 3 à 2 ans et les migrants pourront travailler comme salariés ou indépendants s’ils justifient d'une des cinq formules d’enracinement :
Social.
Familial.
Socio-formatif.
Socio-professionnelle.
De deuxième chance.
En outre, les mécanismes de regroupement familial sont élargis afin que davantage d’immigrants puissent être régularisés. L'Espagne s’efforce de renforcer la main-d'œuvre notamment dans certaines secteurs économiques et sociaux : construction, agriculture et soins et dépendance.
Combattre les mafias,
lutter contre les fraudes et contre les violations des droits
Elma Saiz, ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, a annoncé cette décision mardi lors d’une conférence de presse après le Conseil des ministres. Elle a également indiqué que les améliorations de la réglementation européenne, encouragées sous la présidence espagnole, seront introduites." Le règlement servira à combattre les mafias, à lutter contre la fraude et à lutter contre les violations des droits", a-t-il souligné.
En ce qui concerne les besoins du marché du travail, Saiz a indiqué qu’un paragraphe spécifique est créé dans la règle pour inclure à la fois les visas de court séjour et les visas de long séjour, "afin de le rendre plus facile à comprendre". À cet égard, elle a également ajouté que les procédures sont "simplifiées" et que les compétences entre consulats et bureaux des étrangers sont "délimitées".
La Ministre a par ailleurs salué le fait que le nouveau règlement réduise la bureaucratie. " Désormais, toutes les autorisations initiales seront d’un an et les renouvellements de quatre ans", a-t-il souligné
En ce qui concerne les arraigos (enracinements), Elma Saiz a indiqué que le nouveau règlement prévoit cinq modalités d’enracinement : social, socio-formatif, sociolaboral, familial et l’enracinement de deuxième chance. " La nouveauté est que le temps de séjour en Espagne est réduit de trois à deux ans et qu’il est homogénéisé. Les conditions à remplir sont assouplies et l’on est autorisé à travailler non seulement comme salarié, mais aussi comme indépendant dès le début", a-t-elle déclaré.
Dans le même sens, la ministre a expliqué qu’à la fin de 2023 il y avait 210.334 personnes autorisées par arraigo (enracinement), 84.983 de plus qu’en 2022." Nous avons estimé que cette réforme pourrait régulariser en moyenne 300.000 personnes par an pendant les trois prochaines années", a-t-elle assuré pour ajouter qu’entre 2022 et 2023, le nombre de personnes régularisées par filiation affiliées à la sécurité sociale a augmenté de 30,4%.
le nouveau règlement "facilite" une voie rapide
pour pouvoir aboutir à une autorisation de travail
Elma Saiz a également souligné "qu’une société prospère doit savoir former et attirer les talents". Elle a donc déclaré qu’en matière de formation, les personnes soumises à ce règlement pourront bénéficier d’une autorisation de séjour pour études qui durera toute la durée de leur formation
Elle a également indiqué que le nouveau règlement "facilite" une voie rapide pour pouvoir aboutir à une autorisation de travail une fois les études terminées. Pendant les études, les personnes sont en outre autorisés à travailler un maximum de 30 heures par semaine et indépendamment de la formation qu’ils suivent.
La Ministre a précisé que seront renforcées les exigences et les obligations des centres d’études. " Nous veillons à ce que les étudiants (et les stagiaires) reçoivent une formation adéquate et suffisante et évitons qu’ils soient victimes de fraudes". " En définitive, le règlement ouvre des portes qui étaient auparavant fermées par trois clés : formation, emploi et famille", a-t-elle souligné.
l'extrême droite espagnole veut réhabiliter le franquisme elle va demander l'abrogation de la loi sur la Mémoire Démocratique. Santiago Abascal, admirateur de Franco, ami de Marine le Pen et de Victor Orban nouveau dirigeant du Parti Patriotes pour l'Europe est à la manoeuvre
Vox, le parti d'extrême droite dont les militants et leur président Santiago Abascal, nouveau président du parti patriotes pour l'Europe, sont connus comme des admirateurs de Franco, va demander au Congrès l’abrogation de la loi sur la Mémoire Démocratique.
Vox demande l’interdiction des activités éducatives qui utilisent, selon eux, l’histoire à des "fins idéologiques" et le retour des titres nobiliaires supprimés
En outre, la loi alternative qui serait soumise au parlement interdit "toute activité éducative qui inclut des contenus définis comme 'mémoire démocratique, mais aussi toute autre activité qui "contient des éléments d’utilisation de l’histoire contemporaine de l’Espagne à des fins idéologiques, contre le droit constitutionnel des parents de ne pas former leurs enfants contre leurs propres convictions".
En parallèle, ils veulent aussi interdire l’utilisation dans les écoles des manuels et matériels scolaires qu’ils considèrent comme idéologisés dans ce domaine et que soient détruits ceux qui ont déjà été édités. Par ailleurs ils demandent dans le carde de leur proposition que les enseignants ne puissent pas recevoir de formation sur la mémoire démocratique.
Ils s’engagent également à supprimer le Centre documentaire de mémoire historique et à déclarer nuls et sans effet "les révisions, retraits et suppressions de distinctions, décorations et titres" effectués en application de la loi, tant de ceux de caractère noble que des décorations policières.
La règle actuelle prévoit la révocation des distinctions, nominations, titres et honneurs institutionnels, des décorations et récompenses qui ont été accordées par le dictateur Francisco Franco ou qui supposent l’exaltation de la guerre civile et de la dictature et propose expressément la suppression de 33 titres nobiliaires comme celui de duc de Franco, Marquis de Queipo de Llano ou celui du comte de Fenosa.
Ils proposent également de considérer "nulle et non avenue la déclaration d’extinction de la Fondation de la Sainte Croix du "Valle de los caidos" et que le régime juridique du lieu soit déterminé "en accord avec la communauté religieuse qui y est établie".
Eloy Martinez Monegal avec Europa Press
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Santiago Abascal, élu président de Patriotes,
dirigera la droite trumpiste européenne
Cette formation (Parti des Patriotes) regroupe des formations de 11 pays européens et compte 86 députés au Parlement communautaire, représentant plus de 19 millions d’Européens, le troisième groupe derrière le Parti populaire européen et le Groupe socialiste S&D.
Le groupe parlementaire est né après les élections européennes de juin dernier d’une alliance entre Fidesz, formation du premier ministre hongrois Viktor Orbán; l’ultra-droite Parti pour la liberté d’Autriche (FPO) et le populiste tchèque Alliance des citoyens mécontents. Le Groupement national français de Marine Le Pen, qui a été, comme Orban, au rendez-vous de Paris dont Abascal a été élu président, fait également partie de cette alliance.
Santiago Abascal a été nommé président du parti Patriotes pour l'Europe, la nouvelle alliance européenne portée par Viktor Orbán, avec Marine Le Pen, Matteo Salvini et d’autres formations de la droite souverainiste européennes. Selon ce qu'a révélé Vox au journal El Confidencial, la nomination a eu lieu lors d’une réunion tenue à Paris ce samedi midi entre les dirigeants nationaux de la troisième force parlementaire en Europe. Abascal prend désormais le rôle de porte-parole du courant trumpiste européen.
Le dirigeant de Vox est reconnu pour sa capacité à établir des relations de confiance avec les différents dirigeants européens, qui se sont affrontés pour des raisons idéologiques et personnelles. Sa médiation en juillet dernier a été décisive pour l’incorporation de Marine Le Pen et son parti le Rassemblement National au groupe d’Orbán après la confirmation de la progression de l’extrême droite dans les urnes. Si les Français apportent le plus de poids au groupe avec 30 parlementaires et Jordan Bardella comme chef des rangs des Patriotes à Strasbourg, le Hongrois, actuel président rotatif de l’UE, est le leader le plus puissant de ce bloc et est très lié à Trump. Santiago Abascal apparaît donc comme la solution pour un compromis et la figure de médiation pour assurer la plus grande cohésion possible du groupe des patriotes.
Plus important encore, sa bonne relation avec le premier ministre italien, Giorgia Meloni. L’objectif du politicien espagnol est de pouvoir réunir les deux groupes, Patriotes et ECR, pour dépasser en taille les sociaux-démocrates et forcer ainsi le PP européen à rompre sa traditionnelle alliance stratégique avec les socialistes et les libéraux.
Ce qui a joué également en faveur de Santiago Abascal c'est le lien fort de Vox avec les nouvelles droites d’Amérique latine, parmi lesquelles se distingue le président argentin, Javier Milei, qui a été le premier leader international à rendre visite à Trump après sa victoire électorale. Il bénéficie de tout ce réseau de contacts que, par l’intermédiaire de la Fondation Disenso, il a tissé ces dernières années et dont la rencontre annuelle Viva est une bonne preuve. Sur le plan extérieur, Vox prend un énorme avantage sur le Parti Populaire espagnol.
Traduction d'extraits d'un article de El Confidential du 16 novembre 2024
Communiqué du gouvernement
Le nombre de décès dus à la DANA du 29 octobre dernier s’élève à 225 après la dernière mise à jour, avec 14 personnes toujours portées disparues
Les données indiquent que 217 personnes sont mortes dans le Pays de Valence, sept en Castille-La Manche et une en Andalousie.
il a été pratiqué 225 autopsies (8 personnes sont mortes de causes non liées directement à la DANA) et 217 ont été identifiées, toutes ayant péri de causes liées à la catastrophe.
En outre, 209 corps ont déjà été remis à leurs familles et 14 personnes sont toujours portées disparues, selon les données actualisées du gouvernement.
Les forces armées ont effectué 1783 missions et, entre autres, elles ont aidé à détecter les gaz toxiques dans les collecteurs d’égouts et inspecté 617 garages et caves.
On constate une baisse notable des demandes d’aide provenant des localités touchées (46 sur les 72 qui n’ont pas demandé d’aide).
Au cours des dernières 24 heures, 1200 kilos de nourriture, 13300 litres d’eau en bouteille et 11000 kilos de produits d’hygiène ont été distribués.
En ce qui concerne les infrastructures, on a entre autres récupéré jusqu’à présent 148 kilomètres des 160 routes de l’État concernées et retiré aux points habilités un total de 1290 véhicules.
En ce qui concerne les aides, 7082 demandes d’aide directe ont été enregistrées, dont 5221 pour des aides demandées sur le site électronique du gouvernement pour des dommages aux équipements et au logement habituels.
L’Agence espagnole de météorologie (Aemet) a assuré samedi que le gouvernement valencien avait déjà suffisamment d’informations pour alerter les citoyens du risque de inondation dans la matinée du 29 octobre. Le président Carlos Mazón avait quant à lui maintenu son agenda et devait déjeuner dans un restaurant connu de Valence jusqu'à 18 heures avec une journaliste pour lui proposer un poste de direction à la télévision régionale "A Punt".
AEMET dément la version de Carlos Mazón qui comparaissait ce vendredi aux Cortes (Parlement de la Generalitat) Valenciennes; celui-ci s'est déchargé de toute responsabilité sur la gestion de la catastrophe qui a causé la mort de 217 personnes dans la région de Valence.
De son côté le Centre de coordination opérationnelle intégrée (CECOPI) organe clé dans la gestion des urgences de la Generalitat Valenciana connaissait à l’avance la situation hydrologique grave qui affectait le barrage de Forata, selon des sources de l’Aemet elle-même. Le CECOPI dirigé par la conseillère responsable des urgences de la Generalitat, Salomé Pradas membre du Parti Populaire, disposait des informations et en l'absence du président aurait pu lancer l'alerte deux heures plus tôt. Au moment où l'alerte massive a été déclenchée sur les téléphones l'eau inondait déjà des dizaines de municipalité et de routes. Salomé Pradas sera probablement relevée de son poste lundi prochain. Une sorte de fusible pour sauver le président qui met en marche une restructuration de l'exécutif et qui a décidé de ne pas démissionner.
L’Aemet a également soutenu que l’organisme n’avait jamais indiqué que les précipitations cumulées dans certaines zones atteindraient un maximum de 180 litres par mètre carré. Ceci, en réponse aux déclarations de Carlos Mazón, qui l’a dit lors de son audition vendredi. Selon l’AEMET, le mot "maximum" n’a jamais été dans le bulletin. Rappelons que par endroit les précipitations ont atteint près de 500 litres par mètres carrés.
au moment où s'est déclaré l'incendie à 5h du matin il y avait 82 personnes dans la maison de retraite. Une journée de deuil en Aragon a été décrétée par le Président de la région
Dix résidents sont morts et au moins un est dans un état critique après l’incendie qui s'est déclaré ce vendredi 15 novembre ce matin à la maison de retraite "Les Jardins de Villafranca" à Villafranca de Ebro (Saragosse), selon des sources du gouvernement d’Aragon.
Au moment de l’incendie, déclaré à 5 heures du matin, il y avait 82 personnes dans la résidence. Les services de pompiers, une fois arrivés sur place et après avoir éteint l’incendie, ont trouvé au moins dix personnes sans vie et un autre gravement blessé.
Sur le site se trouvent les pompiers de la ville de Saragosse, la Garde civile, les volontaires de protection civile, des psychologues, des travailleurs sociaux et du personnel des services d'urgence, ainsi que le personnel médical des centres de santé de Alfajarín et de Fuentes de Ebro.
Les causes de l'incendie n'ont pas été établies pour les moment.
Le conseiller de l'Intérieur du gouvernement aragonais, Roberto Bermúdez de Castro, et le directeur de l’Institut aragonais des services sociaux (IASS), Ángel Val, se déplacent actuellement à la résidence.
Le Président du gouvernement d'Aragon a décrété
une journée de deuil régional pour ce samedi 16 novembre
La deuxième DANA en 15 jours inonde plusieurs localités entre Tarragone et Malaga, routes coupées, ligne grande vitesse Madrid Malaga interrompue ainsi que celle reliant Valence à Barcelone, écoles fermées, 3000 habitants évacués à Malaga
13 novembre 2024
Deux semaines après la tragique DANA de Valence, la plus meurtrière depuis des décennies qui a fait 223 morts et une vingtaine de disparus, les pluies torrentielles et les inondations sont revenus sur le littoral méditerranéen, principalement dans les provinces de Malaga, Castellón et Tarragona, mais cette fois la population était avertie, semi-confinée et même évacuée préventivement.
Le pic de la DANA a été atteint à midi à Malaga et ses environs. Au cours de l’après-midi la zone valencienne dévastée par la DANA précédente a été à nouveau affecté rendant difficile la recherche des disparus en mer et restreignent la circulation dans une vingtaine de communes.
Les pluies de cette deuxième DANA ont commencé à gagner en intensité mardi soir, provoquant des inondations dans des municipalités comme Benicarló ou Vinarós, dans la province de Castellón. À Malaga, en prévision de ce qui allait arriver 3.000 habitants résidant près de la rivière Guadalhorce ont été évacués, ainsi que ceux près de la rivière Campanillas, dans la matinée une autre quinzaine de résidents de Benalmádena ont été également évacués après la chute d’un mur.
Les rues de Malaga se sont rapidement vidées en raison de l’alerte qui a sonné sur les téléphones mobiles des habitants avec l’avis de la DANA. Tous les établissements d’enseignement de Malaga ont fermé.
Dans l’est de l’Andalousie, il a été recommandé à tous les habitants d’éviter les déplacements inutiles et aux entreprises de favoriser autant que possible le télétravail. Dans les heures qui ont précédé, les habitants de Malaga ont reçu sur leurs téléphones portables l’alerte rouge pour la tempête de ce mercredi, ce qui a fait que les habitants de Malaga ont vidé les rayons de nombreux supermarchés pour ne pas manquer d’approvisionnement.
Les environs de Malaga, de l’Axarquía à Coín, ont été les zones les plus touchées par les premières pluies du jour, provoquant des inondations sur la voie publique. Les inondations sont arrivées depuis midi dans les rues et installations de Malaga, provoquant des inondations qui ont obligé à fermer la ligne AVE de Madrid.
Au moins cent municipalités de la province de Grenade, certaines limitrophes avec Malaga, ont également annulé l’activité scolaire et la mairie de Grenade a préconisé le télétravail des postes non essentiels, et ordonnait la fermeture de parcs, Un dispositif spécial de la police locale et des lieux supplémentaires d’accueil pour les habitants évacués.
En Catalogne, la Confédération Hydrographique de l’Ebre (CHE) a mis en garde contre la possibilité de "crues soudaines importantes" locales dans les ravins et les petits affluents du cours inférieur du fleuve.
Des pluies intenses sont prévues, notamment dans les régions de Tarragone du Montsià, Baix Ebre, Terra Alta et Ribera d’Ebre.
Les météorologues ont annoncé que cet après-midi une des plus fortes tempêtes de la DANA pointe vers Valence et Castellón et pour cette nuit précipitations, certains d’origine orageuse, qui devrait dépasser 40-50 l/m2 en seulement une heure dans les zones du littoral de Valencia, littoral nord d’Alicante et de Castellón. Les précipitations pourraient atteindre des niveaux torrentiels à certains endroits, mais la majeure partie de ces précipitations devrait tomber sur la mer et dans les zones côtières.
Au Congrès, la session de contrôle du gouvernement a été entièrement centrée sur le DANA. Le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre de la politique territoriale, a demandé un pacte d’État contre le changement climatique afin que l’Espagne puisse être mieux préparée pour faire face à des phénomènes comme la DANA, tandis que la vice-présidente et ministre du travail, Yolanda Diaz, a demandé aux travailleurs des zones en alerte rouge télétravailler pour éviter les risques.
Article traduit du Journal en ligne "20 minutos" 13 novembre 2024
Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a approuvé un deuxième paquet de mesures d’urgence pour faire face à la catastrophe de la DANA. Cette fois, le décret-loi royal prévoit
110 mesures supplémentaires et un investissement de 3.765 millions d’euros.
Avec ce montant, Sánchez a annoncé que le "bouclier social" sera élargi et, entre autres mesures, un "paiement anticipé immédiat" de 50% dans la demande d’aide sera garanti. Voici quelques-unes des mesures les plus importantes, en l’absence du petit écrit du décret qui sera approuvé dans le BOE:
Mesures de renforcement du bouclier social
Aides financières
Aides à la fourniture d'énergie et télécommunications
Logistique
Mesures sur le travail
Aides au tissu productif
Plan de lutte contre la boue
Plus de 130000 personnes, selon la délégation gouvernementale, s’élèvent contre le manque de prévention et la réponse de la Generalitat dans une manifestation massive entachée par des incidents violents isolés
Levante EMV (Horta)10 nov. 2024 Mateo l. Belarte
Des dizaines de milliers de personnes ont afflué hier dans le centre de Valence pour exiger la démission de Carlos Mazón et de tout son Conseil pour la gestion de la DANA lors d’une des manifestations les plus importantes qui soient connues dans la ville. La délégation du gouvernement dans la Communauté valencienne a estimé à 130000 les participants à une manifestation qui a canalisé le malaise social concernant l’action de Mazón et tout son gouvernement dans cette crise, tant dans la prévention que dans la réponse à l’urgence. Il s’agit de la manifestation la plus importante depuis celle de 2003 contre la guerre en Irak et elle confirme les pires craintes qui existaient au sein de la direction nationale du PP, où l’on reconnaissait ces jours-ci la préoccupation quant au degré de suivi que pourrait générer cette marche, finalement massive.
Le président de a Généralitat a été la cible incontestable de la colère des milliers et des milliers d’assistants, une partie d’entre eux venus de la zone zéro de la catastrophe à l’Horta Sud et la Ribera, les régions les plus frappées à côté de celle d’Utiel. Tous les slogans repris en masse étaient adressés au président et à son gouvernement valencien, ainsi que les milliers de banderoles qui parsemaient la marée humaine. La marche s’est déroulée dans le calme, mais a été entachée par des incidents impliquant un petit nombre de personnes alors que la manifestation était déjà dispersée. L’organisation avait insisté sur le caractère pacifique de la convocation.
Finalement, plus de 60 entités sociales se sont jointes à l’acte de revendication qui s’est terminé aux portes du Palau de la Generalitat après 20 heures. Près d’une heure après la fin officielle de la marche, annoncée par l’organisation par haut-parleur, des moments de tension ont été vécus quand un groupe isolé de manifestants a jeté de la boue et de la peinture rouge, simulant du sang, à la porte du Palau. Il a été arrêté avec au moins un détenu après quelques heurts avec la police, qui a fait quelques charges, les quelques provocateurs se sont dispersés dans les rues adjacentes où les troubles ont continué. Mazon n’était pas à l’intérieur et tout le bâtiment a été protégé par un dispositif de sécurité important.
Des scènes de tension ponctuelle ont également été vécues plus tôt quand un autre groupuscule a lancé une fusée éclairante sur la mairie. Le consistoire a condamné la «tentative d’incendie de la porte principale» ainsi que la rupture des vitres de certaines fenêtres.
Massive et pacifique
La foule qui s’est concentrée depuis bien avant la marche a pris près de deux heures pour parcourir les 950 mètres entre l’hôtel de ville et le Palau de la Generalitat (...) «Mazon démission, sors de ta cachette», furent quelques-uns des slogans les plus répétés et suivis par la foule. (...)
La grande majorité des pancartes étaient dirigées directement contre Carlos Mazon. Certaines reprochaient le manque de prévention du président : «Celui qui avertit n’est pas Mazon», «l’eau monte, la crue augmente et Mazon n’apparaît pas» ou «où tu étais alors, quand j’avais tant besoin de toi» sont quelques exemples. D’autres dénonçaient le «négationnisme climatique», déploraient le démantèlement de l’Unité valencienne des urgences ou réclamaient «plus de pompiers et moins de toreros».
Déjà aux portes du Palau, où auparavant on avait mis des bottes pleines de boue contre laquelle on continue encore aujourd’hui à se battre dans les municipalités de la zone zéro, trois victimes ont lu le manifeste après avoir observé une minute de silence respectueuse et émouvante en mémoire des plus de 200 morts et des milliers de sinistrés.
la Generalitat s’est «limitée à tenter de couvrir la négligence face à cette crise»
Outre la démission de tout le Conseil, ils ont réclamé l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Mazón pour «les conséquences évitables de la catastrophe». Les porte-parole ont dénoncé que la Generalitat s’est «limitée à tenter de couvrir la négligence face à cette crise», ils ont condamné le retard du gouvernement central dans l’action, en particulier qu’il n’a pas pris le commandement face à l'«inaction» du gouvernement valencien dans les heures qui ont suivi la DANA, et ils ont reproché le «manque de coordination» entre les deux administrations.
Le texte a également mis l’accent sur l’urgence du logement pour les milliers de personnes touchées, pour lesquelles il a été demandé la mise à disposition de ces personnes des appartements touristiques de la zone ainsi que des immeubles appartenant à la Sareb. Il a également été demandé de renforcer les transports publics et un nouveau modèle de production plus respectueux du territoire et adapté au changement climatique, entre autres revendications.
Le PP valencien, comme l’a fait auparavant Mazón a déclaré que la manifestation était « politisée » par des entités catalanistes avec d’autres intérêts.
Alors que les recherches se poursuivent pour retrouver des dizaines de disparus le bilan humain, social et économique ne cesse de s’alourdir. La solidarité sans faille du peuple espagnol vient réconforter au tant que faire se peut les populations de la région de Valence en détresse
Dix jours après la catastrophe climatique dans la région de Valence, on déplore désormais 219 morts et 93 disparus. Les recherches se poursuivent également vers la mer où des corps ont pu être emportés par la force des eaux dévastatrices. La situation reste très compliquée notamment à Paiporta où le risque sanitaire est bien présent. Le passage de la DANA (Dépression isolée en haute altitude) laisse un cortège de désolation, de douleur et une tragédie humaine.
Le bilan social et humain de cette tragédie se précise : la DANA a impacté 850 000 personnes et 79 communes soit 31% du total de la province, la chambre de commerce estime que 48700 entreprises ont pu subir des préjudices 78% des sociétés étant du secteur des services ; 650 kilomètres de routes sont détériorées et plusieurs sont encore coupées; de nombreux sont à reconstruire, plus de 33 000 habitations sont touchées, et dans les cas les plus graves, le montant moyen des travaux à prévoir par maison touchée est de 50 000 euros… des milliers de salariés se retrouvent au chômage technique, mais seront indemnisés jusqu’en février 2025 ; 2500 tonnes de meubles et déchets sont enlevés chaque jour. A tout cela vient s’ajouter les risques d’épidémies de gastro entérite notamment…
Pour faire face à la situation, le gouvernement débloque 10,6 milliards d’euros d’aides aux particuliers et entreprises, il garantit que 420 000 travailleurs auront une couverture sociale, 70 000 travailleurs indépendants toucheront des prestations pour cessation d’activité.
Dimanche dernier, la colère des habitants de Paiporta s’est largement exprimée lors de la venue des monarques, du chef du gouvernement et du président de la Generalitat. Cette colère a fait l’objet d’une récupération par l’extrême droite, qui avait dépêché sur place quelques éléments néo nazis qui ont violemment pris à parti les représentants des différentes institutions. Agressé physiquement Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, décidait de quitter les lieux, ce que ne fera pas le couple royal qui décidait de poursuivre la rencontre avec les habitants. Une partie de la presse s’est empressée de montrer le courage du Roi et de la Reine alors que le chef du gouvernement « fuyait »…. Misérable utilisation politique de la peine et de la détresse, pour essayer de redorer le blason d’une monarchie en perte de confiance. Indigne opération de l’extrême droite, qui utilise la tragédie valencienne, pour renforcer son discours et pour récupérer les électeurs mécontents.
Aux antipodes de ces manœuvres politiques, la solidarité du peuple espagnol, à l’égard des populations de la région de Valence, est magnifique. L’Espagne se mobilise, les Asturies, la Catalogne, l’Andalousie … dans toutes les régions des fonds sont recueillis, des collectes organisées dans le moindre village, des centaines de bénévoles continuent d’affluer sur les zones sinistrées. Des concerts solidaires sont en préparation dans tout le pays, avec la participation de plus de 200 artistes mobilisés pour cette cause, rien qu’en Catalogne 15 salles ont déjà été réservées. Les spectacles auront lieu du 11 au 13 novembre.
Ce 8 novembre à midi les syndicats CCOO et UGT appellent à des arrêts de travail de 10 minutes en hommage aux victimes et en solidarité avec les populations sinistrées, des rassemblements auront lieu à la même heure devant les mairies de tout le pays. Les syndicats demandent notamment de mobiliser les ressources publiques nécessaires pour la protection des emplois, l’activité économique, les soins et le logement des personnes concernées.
Eloy Martinez Monegal
Un sondage publié par eldiario.es et réalisé en septembre montre que 30% des personnes interrogées citent l’immigration comme l’un des trois premiers problèmes de l’Espagne
Le pourcentage de résidents espagnols nés dans un autre pays a triplé en 20 ans, passant de 6 % à 19 % depuis 2002. Cette croissance a été progressive, avec deux parenthèses, une longue avec la crise économique (2009-2018) et un autre très court dans le pire de la pandémie (2021).
Les pics de préoccupation concernant l’immigration ont toujours été enregistrés dans des périodes d’augmentation de la population venue de l’étranger, sans toutefois qu’il y ait une corrélation directe. Les raisons pour lesquelles la peur de l’immigration est élevée sont diverses, bien sûr, et elles ont à voir avec le phénomène lui-même, mais aussi avec la perception du problème par les citoyens et tous les messages, vrais ou faux, qui composent le débat public.
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¿Cuántos españoles ven la inmigración como un problema? Seis gráficos clave
El último CIS ha causado revuelo porque la inmigración aparece como el primer problema de los españoles. El pico puede ser coyuntural, pero la corriente de fondo parece real
Après quelques mois d'inactivité, ce blog reprend du service. Le blog a été inactif, mais pas son créateur et comme dit l'expression "qui embrasse trop mal étreint", autrement dit à vouloir mener trop de choses de front certaines en pâtissent. Désolé donc de ne pas avoir donné de nouvelles, je vais essayer d'y remédier en vous faisant part de l'actualité espagnole, de nouveau, avec mon regard de franco-espagnol installé désormais installé au pays de ses ancêtres. A bientôt donc.
Bien à vous
Eloy Martinez Monegal
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Miles de personas se manifiestan en toda España contra la matanza de Israel en Gaza
La movilización se celebra en más de un centenar de ciudades españolas
Yolanda Diaz annonce le début de la "prochaine étape" dans les engagement du ministère du Travail : la réduction du temps de travail.
La deuxième vice-présidente du gouvernement a déclaré qu’elle convoquerait une conférence avec les syndicats sur ce sujet
Après s’être mise d’accord sur l’augmentation du salaire minimum avec les syndicats, la vice-présidente et ministre du Travail a annoncé lundi qu’elle entreprenait "l’une des grandes réformes de notre pays, qui concerne la durée de vie et de travail, c’est-à-dire la réduction du temps de travail. C’est la prochaine étape que le ministère du Travail et de l’Economie Sociale va entreprendre", a t-elle déclaré dans un entretien à Espejo Publico.
Réduire la durée maximale de travail a été la mesure phare de Sumar lors des dernières élections générales et a fini par se traduire dans l’accord de gouvernement avec le PSOE avec l’engagement de passer de 40 heures par semaine à 38 heures et demie cette année, 2024, et à 37,5 heures par semaine dans deux ans en 2025, sans réduction de salaire.
Merci à la Dépêche d'Evreux (édition du 12 janvier 2024) et à son rédacteur en chef Charles Giovacchini d'avoir relayé mon appel à témoignages concernant la période de 1939 à 1944 à Pacy sur Eure afin de reconstituer l'histoire des résistants républicains espagnols dont mes parents faisaient parti dans cette petite ville de Normandie. La résistance a été déterminante dans cette région en amont du débarquement. Le rôle des espagnols est largement oculté et ignoré
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Anniversaire de la Libération : il cherche des témoignages sur les résistants espagnols dans l'Eure
Fils et petit-fils de républicains espagnols exilés en France en 1939, Eloy Martinez Monegal est à la recherche de témoignages sur la résistance des guérilleros dans l'Eure.
La Catalogne finalise les préparatifs pour entrer dans la phase d’urgence pour lutter contre la sécheresse, ce qui impliquera des restrictions. La Generalitaté, lundi matin lors d’une réunion avec les gestionnaires des installations sportives, a informé de son intention de déclarer que le 1 février prochain sera la première phase du plan urgence sécheresse.
Les habitants de 202 municipalités seront contraints de réduire leur consommation d’eau à 200 litres par jour dans ce premier niveau. Cette limite sera abaissée à 180 litres dans une deuxième étape et à 160 litres dans une troisième si la pénurie d’eau continue de s’aggraver.
Lors de la rencontre, l’exécutif catalan a informé sur les mesures qui seront appliquées dans ce premier scénario de l’urgence : les terrains et terrains de sport nécessitant de l’irrigation et les piscines à remplir ainsi que les douches peuvent être entretenues à condition qu'ils conçoivent un plan d’économie surd’autres usages.
La Generalitat a indiqué lors de la réunion que les clubs et les installations pouvaient compenser les dépenses par d’autres spectacles, selon la typologie de chaque centre.
À partir de la phase 2, les restrictions seront plus strictes : il ne sera pas permis d’arroser ni de nettoyer les piscines, ce qui limitera en pratique l’utilisation des centres aquatiques.
Lors de la phase 3, dernière du plan d’urgence, les douches ne seront plus disponibles. Des sources de l’Agence catalane de l’Aigua (ACA) ont expliqué que ces mesures sont en attente d’approbation ce mardi au Consell Executiu del Govern de la Generalitat de Catalogne.
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Sanidad propondrá a las comunidades la obligatoriedad de las mascarillas en los centros sanitarios
Cataluña, Valencia y Murcia ya han aprobado la medida en centros de salud y hospitales por el repunte de infecciones respiratorias
"El ADN de la Memoria" continue sa tournée de présentations lundi 18 décembre 2023 à 19h30 le documentaire sera projeté à Cines Embajadores de Madrid. La projection sera suivie d’un colloque auquel participeront Esteban Beltrán Verdes, directeur d’Amnesty International Espagne; Rosa Garcia Alcón, présidente de La Comuna; Sol Luque Delgado, présidente de Todos los niños robaros sont aussi mes enfants; et Iván Aparicio Garcia, directeur du documentaire et président de Souvenir et Dignité.
Le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a souligné ce 9 décembre à Berlin que l’Europe se trouve face à un "dilemme existentiel" pour l’avenir et pour les prochaines élections au Parlement européen, devant lequel elle devra décider entre le progrès et le "virus de la peur" propagé par l’extrême droite.
Le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a souligné ce 9 décembre à Berlin que l’Europe se trouve face à un "dilemme existentiel" pour l’avenir et pour les prochaines élections au Parlement européen, devant lequel elle devra décider entre le progrès et le "virus de la peur" propagé par l’extrême droite.
En Espagne, il a été possible d’arrêter l’adversaire "par le pouvoir du vote", a-t-il déclaré, lors de son intervention en anglais devant le congrès annuel du Parti social-démocrate allemand (SPD), pour ajouter que son pays a dit 'oui' au progrès, à l’avenir et à "la volonté inébranlable d’avancer" "la régression et la peur".
Grâce à cela, l’Espagne a "un nouveau gouvernement progressiste" qui soutient "une Europe ouverte qui soutient les droits de l’homme que d’autres veulent démanteler", a souligné Sánchez.
Dans son discours, le Président du Gouvernement a mis en garde contre la "haine et la peur" qui peuvent être "mortelles" pour les démocraties et sont donc propagées par l’extrême droite et envahissent la politique mondiale.
"Le monde est à la croisée des chemins, nous l’avons vu dans des démocraties comme les États-Unis, où nous ne savons pas ce qui se passera aux prochaines élections. C’est arrivé au Brésil et maintenant en Argentine", a-t-il déclaré.
En Europe aussi, une bataille est en cours, a affirmé le président du gouvernement, qui oppose d’une part le féminisme, la justice sociale, la culture et le respect des droits de l’homme, et d’autre part le sexisme, l’inégalité, la censure et la barbarie de la guerre.
"C’est ce qui est en jeu, ici et maintenant. Soit la démocratie offre la sécurité, soit l’insécurité menace la survie de la démocratie. Soit l’Europe avance, soit l’Europe retourne dans le passé", a-t-il déclaré.
En vue des prochaines élections au Parlement européen (PE) en juin 2024, le président a souligné que le continent se trouve à la croisée des chemins et doit décider s’il devient "un phare qui inspire le monde comme exemple d’intégration et de progrès" ou s’il "se cache derrière des tranchées".
"La bataille n’est pas perdue. Face à la croisée des chemins, nous défendrons nos principes tandis que d’autres se rendront. Nous devons assumer la responsabilité même si nous devons le faire seuls du fait de la désertion de ceux qui sont incapables de résister".
"Ce qui est juste en période d’incertitude et de transformation profonde, c’est de faire preuve de leadership et de détermination. Ne pas succomber à la mélancolie ou se laisser emporter par l’inertie, mais avoir le courage d’encourager le changement et d’œuvrer pour une Allemagne plus juste", a-t-il dit, en référence à Scholz.
"À Berlin, à Bruxelles ou à Madrid, vous me trouverez toujours à vos côtés", a-t-il promis, affirmant que les sociaux-démocrates allemands peuvent compter sur les socialistes espagnols "pour combattre toutes les batailles qui nous unissent".
Pedro Sánchez a conclu son intervention en faisant référence à l’ancien ministre socialiste de la Culture Jorge Semprún, dont dimanche marquera le centenaire de sa naissance, qu’il a qualifié de "démocrate engagé pour la cause de la liberté".
Le président du gouvernement espagnol a rappelé que Semprún était confiné dans le camp de concentration de Buchenwald et, dans ses dernières années, est intervenu auprès du Bundestag allemand à la mémoire des victimes du régime nazi et y a loué la "l’humanité et le courage civil extraordinaire" de ses camarades anti-fascistes allemands.
Agence EFE
A peine réinstallé, le gouvernement présidé par Pedro Sanchez est secoué sur sa gauche par l’annonce du départ des cinq députés de Podemos du groupe parlementaire Sumar. Une division à gauche qui ravit la droite revancharde à la veille du débat sur la loi d’amnistie aux Cortès
Taxiluz Madrid 2023 comme chaque année propose des visites des lumières de noël pour les personnes âgées et pour les enfants malades des services hospitaliers d'oconlogie
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Taxiluz Madrid 2023: viajes gratis para ver las luces de Navidad
Descubre el taxiluz, paseos gratuitos para ver las luces de Navidad para ancianos y niños de planta oncológica. Fecha y cómo apuntarse aquí.
Podemos a décidé de quitter la coalition Sumar avec qui les relations étaient tendues depuis plusieurs semaines. La formation se plaint de n'avoir pas eu la place qu'elle méritait au sein de la coalition de Yolanda Diaz. Podemos rejoint un groupe mixte au Parlement dans lequel se trouvent notamment les galiciens de BNG et Coalición Canarias. La rupture était attendue mais pas si vite, elle intervient à quelques jours du début du débat sur le projet d'amnistie le 12 décembre. Ci-dessous articles de Publico.es et de El Mundo. Nous reviendrons sur le sujet, décryptage et analyse, dans un prochain article.
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Podemos rompe con Sumar en el Congreso y se pasa al Grupo Mixto
La formación morada explica que "la gota que ha colmado el vaso" ha sido no poder intervenir en la comparecencia de Albares sobre Palestina.
https://www.publico.es/politica/rompe-sumar-congreso-pasa-grupo-mixto.html
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Podemos rompe definitivamente con Sumar y se pasa al Grupo Mixto
Las costuras de la tensa relación entre Podemos y Sumar, la plataforma con la que concurrió en coalición a las elecciones del 23-J, han terminado estallando. Sólo dos semanas...
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Un groupe de généraux et d’officiers à la retraite recueille des signatures dans un manifeste appelant à la destitution du nouveau président du gouvernement, Pedro Sánchez, et à la convocation de nouvelles élections, comme l’a avancé Infolibre. L’idée est en train de se faire jour, au moins, depuis le 4 novembre dernier, et derrière elle se trouvent, selon ce qu’a appris eldiario.es, certains des militaires franquistes qui se sont fait connaître pour avoir mis sur un chat "Il faut commencer à fusiller 26 millions de fils de pute". L’un des plus actifs, José Manuel Adam Carmona, a déjà tenté une action contre les grâces en faisant appel au Roi dans une lettre.
Extrait:
"Notre groupe d’anciens membres des Forces Armées, aujourd’hui en situation de retraite, préoccupés par l’évolution de l’Espagne, nous élevons la voix dans ce MANIFESTE et demandons aux responsables de la défense de l’ordre constitutionnel, la destitution du Président du Gouvernement et la convocation d’élections générales, que nous soumettons à la considération de la citoyenneté espagnole afin de la prévenir et de lui faire prendre conscience de la gravité de la situation actuelle".
Depuis 2007, le Forum pour la Mémoire de la Communauté de Madrid, le Forum Social de la Sierra de Guadarrama appellent à se rassembler sur la Vallée de Cuelgamuros (anciennement Valle de los Caidos) pour que ce lieu cesse d’être un espace d’exaltation du Franquisme et de la Dictature. Cette année le rassemblement a lieu dimanche 19 novembre
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Pédro Sanchez réélu à la tête du gouvernement
Pedro Sanchez a donc été investi hier président du gouvernement à la suite du vote de 179 députés en sa faveur et contre 171. Il entame donc un nouvea...
https://www.lamarseillaise.fr/international/pedro-sanchez-reelu-a-la-tete-du-gouvernement-KJ14959470
Des dizaines de milliers de manifestants ce dimanche midi dans 52 capitales de province contre le projet d'amnistite
A quelques jours de l’investiture de Pedro Sanchez, la droite et l’extrême droite mobilisent tous leurs réseaux et créent dans le pays une situation qui n’a jamais été aussi tendue depuis l’avènement de la démocratie. Ce dimanche midi des manifestations contre l’amnistie ce sont déroulées dans 52 villes d’Espagne à l’appel du PP et Vox. Droite et extrême droite font monter la pression dans la rue depuis maintenant plusieurs jours. Des locaux du PSOE ont été vandalisés par des éléments d’extrême droite.
Alberto Feijoo prenant la parole ce dimanche puerta del Sol devant des milliers de manifestants a qualifié ce 12 novembre de journée historique signalant la présence de l'ancien président Aznar qui lui avait confié que c'est la première fois que le Part Poluaire dans son histoire appelle à des manifestations dans toutes les villes de province.
" Le président de l'Espagne ne doit pas être un contrat de vente" lançait Feijoo faisant référence aux tractations de Pedro Sanchez avec les indépendantistes pour obtenir son investiture Alberto Feijoo déclarait en outre que ce "qui va se voter aux Cortès cette semaine sera le contraire de ce qui a été voté dans les urnes". Feijoo devait aussi constater qu'il y a des milliers de socialistes qui ne sont pas d'ccord avec le projet d'amnistie des indépendantistes catalans. Le président du PP a appelé poursuivre la mobilisation dans la rue jusqu'à de nouvelles élections. Les manifestants acclamant le leader de la droite scandaient notamment des slogans tels que "l'Espagne n'est pas à vendre" et " grève générale"
Eloy Martinez Monegal